Il y a encore peu de temps, je pensais que pour « gagner plus », il fallait « travailler plus ». Que pour « réussir », il fallait faire partie de « la France qui se lève tôt »… et se couche tard car, bien évidement, l’argent ne dort jamais. Et comme on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs, ca n’est qu’après le travail que vient argent et repos alors, autant se tuer à la tâche non ? Et si, au final la formule : réussite = temps de travail illimité était fausse ?

Un cas de conscience

J’ai lancé mon entreprise il y a 3 ans avec une idée bien arrêtée sur la manière d’atteindre le succès. Pour moi, un entrepreneur était une personne qui devait se dédier corps et âme à son business. La réussite n’était envisageable qu’en travaillant minimum 24h par jour et les weekends, et dans la douleur bien sûre ! Quand aux vacances, 1 semaine dans l’année pas plus, mais jamais sans mon ordi… au cas où un client ait besoin de moi.

Et puis, en 2017, je suis devenue maman.

Ahah ! Je vois ce que vous vous dites :
– oh non ! Encore une mum-entrepreneur qui va nous bassiner avec le monde merveilleux de la maternité (#bisounours) et comment t’as raté ta vie si tu n’as pas mis au moins une fois les mains dans le caca.

Non, rassurez-vous. Il n’y aura pas d’épanchements scatophiles dans cette article. Ni plus d’ailleurs que de discours anti-maternité.

Mon point est beaucoup plus concret : Avoir un enfant + gérer seule un business m’a simplement obligé à m’organiser dans mon joyeux bordel !

Redéfinir sa propre réussite

Et pour commencer, il a fallut mettre fin à certaines croyances.

Nous sommes conditionnés à croire que la réussite consiste à posséder des biens illimités. Ce type d’objectif est fait pour ne jamais être atteint puisqu’il est, par définition « illimité ».

-« Je veux être riche ».

Ok. Mais c’est quoi être riche ? Pour certain, c’est de gagner 100.000€/mois, d’autre 2000€. Pour certains, c’est de pouvoir vivre d’une activité qu’ils aiment… Chacun de nous a une définition différente du succès et de la richesse. A nous de trouver notre propre définition pour mettre en place des objectifs atteignables.

Mettre des mots concrets sur ma propre définition de la réussite, c’est à dire, me demander qu’est ce que je souhaite atteindre, m’a permis de mettre fin à des croyances asservissantes et d’offrir tout un tas de nouvelles perspectives atteignables. La réussite, d’après ma nouvelle définition, n’était un plus projet lointain, mais juste à portée de main !

More profit, more time, more flexibility

Ces 3 mots, je les ai noté la première fois sur la vitre de ma chambre lors d’un brainstorming en tête-à-tête avec mon fils d’un mois, allongé sur le lit un peu circonspect.

Ces 3 mots ont signé le début d’un pact avec moi-même. C’est une ligne de conduite ambitieuse qui vise à toucher les étoiles, tout en gardant les pieds sur terre.

Le tournant stratégique s’est opéré ce jour là :

Comment restructurer ma société pour qu’elle soit plus rentable pour garantir une sécurité financière, en travaillant moins pour pouvoir passer du temps en famille tout en restant flexible, tant dans ma vie perso que pro ?

Je vais vous présenter les quelques outils que j’ai mis en place pour répondre à cette problématique.

Je n’ai pas la prétention de dire que c’est LA marche à suivre. Chaque business est différent, et nous avons tous notre manière de procéder. Néanmoins, ces changements ayant eu un réel impact pour mon propre développement, je me devais de les partager. Il y a peut-être quelques idées qui pourront vous aider.

|Lire aussi : Objectifs S.M.A.R.T. : Pour arrêter avec la procrastination !

La semaine idéale

Avec ma coach, qui m’a aidé à prendre ce virage, j’ai commencé par établir « Ma semaine idéale ».

Première résolution : plus de travail le week-end.

Deuxième résolution : 1 journée dans la semaine dédié à mon fils… ou à moi si j’ai besoin d’une petite journée shopping / soin / déjeuner entre potes. Ben oui, il faut bien dépenser la section « more profit » ;-).

Troisième résolution : Définir un temps 100% dédié à mon travail. Ca a été de 10h à 18h : 32h / semaine (28 si on déduit les repas).

Une fois que la zone de travail a été établie, j’ai réparti des blocs thématiques dans ce calendrier pour définir quoi faire à quel moment.

Voici l’exemple de ma semaine idéale :

Les avantages sont nombreux. Mettre en place un calendrier de semaine idéal m’a permis :

  1. d’avoir une visibilité claire de mon planning d’un jour sur l’autre et un moment défini pour chaque tâche pour plus me demander quoi faire, quand ?
  2. Le temps pour chaque tâche était limité, je ne m’égare plus sur Facebook et mon téléphone. Je suis devenue : SuperProductifWoman.
  3. J’ai fait le tri sur les actions du quotidien pour ne garder que l’essentiel de l’activité et concentrer tout mes efforts dessus. Avant, j’accordais peu de temps à mon propre marketing. Je le faisais à mes heures perdues, c’est à dire jamais. En ayant une place défini dans mon planning, je suis obligée de m’y coller !

Détacher mes revenus du temps de travail

Avant, j’établissais des devis hypers précis avec un taux horaire pour chaque ligne et le nombre d’heures estimées pour réaliser cette tâche.

Casse-tête et prise de tête à chaque nouvelle demande de devis. Je passais plus de temps à rédiger des devis qu’à produire ou chercher des clients. Pour en convertir très très peu au final.

En plus, si au final le nombre d’heures était moindre, mon clients se sentait plumé et s’il était supérieur, c’est moins qui me sentait le dindon de la farce.

Il y a de quoi devenir dingue !

Bref, cette dictature ubuesque du taux horaire devait cesser.

Pour respecter mon moto : More profit, more time, more flexibility, j’ai décidé de détacher mes revenus du temps de travail passé. Je m’explique :

  1. J’ai donné à mes services, non pas la valeur du travail effectué, mais la valeur que mes clients idéaux donnaient aux solutions que je pouvais leur apporter. Je ne vais pas m’étaler sur ce sujet ici mais je vous conseille de lire le très bon article illustré par Caroline Gaujour pour Creator for good. « 3 erreurs à éviter quand on fixe ses prix« .
  2. J’ai semi-automatisé mon service. Le conseil personnalisé est un pilier de mon offre, attendu par mes clients. Néanmoins, pour être en mesure de leur procurer un service de qualité à un prix plus abordable que les agences de marketing, j’ai crée un cours et des exercices sous forme de modules pour leur permettre d’encadrer leur réflexions et optimiser notre rendez-vous personnalisé hebdomadaire.

En packageant mes offres et en les réduisant au nombre de 2, j’ai pu créer un service qui correspond parfaitement aux attentes de mes clients idéaux. Ils sont prêts à payer ce prix car ils savent que cet investissement répondra à leur problème. Et pour ma part, mon travail est enfin rémunéré à sa juste valeur donc j’ai envie de m’investir encore plus pour eux !

Arrêter avec le perfectionnisme

Busy people gets things done.

En français : les personnes les plus occupées sont celles qui terminent les choses.

Désolée, ma traduction n’est pas terrible. Mais ce que j’ai compris derrière ce message, c’est qu’on peut retourner un problème dans tous les sens, se poser 3000 questions, passer des heures en brainstorming, peaufiner un dessin… ce qui fait la différence entre ceux qui « réussissent » et les autres est le passage à l’action.

Et ce que j’ai appris de cette leçon, c’est que ca n’est pas grave si ca n’est pas parfait ! Il viendra un temps pour peaufiner.

C’est comme ca que j’en suis venue à pratiquer la Méthode Pomodoro : 25 minutes pour accomplir une tâche.

Cela m’oblige à ne pas m’attarder sur des détails inutiles et d’avancer dans ma TO DO list quotidienne. Et quelle satisfaction personnelle !!!

| Lire aussi : Ces détails qui tuent votre business

Prendre le temps

Planifier, organiser sa semaine, se donner des deadlines de 25 minutes … est certainement un excellent moyen pour gagner en productivité.

Néanmoins, il y a une limite à cela. Travailler dans un cadre peut parfois devenir aliénant.

C’est pourquoi il est, à mon sens, primordiale de s’accorder des moments de pause dans cette emploi du temps millimétré ou juste de se garder une flexibilité d’esprit pour faire sauter ce cadre de temps en temps pour rester créatif.

A chacun de trouver son bon équilibre !

Voilà ! Vous savez tout, ou presque tout sur la manière donc j’ai pu mettre développer une société lucrative sans avoir à sacrifier ma vie personnelle et ma santé.

Et vous ? Quelles sont vos méthodes pour optimiser votre temps de travail ? Avez-vous déjà mis en place les outils cités ci-dessus ? Répondez dans les commentaires pour que l’on puisse partager nos experiences.

J’ai hate de vous lire.

A très vite

Mélanie


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Mélanie Özgenler

Révélatrice d’identité de marque – Fondatrice de MOZ-La Little Ajans.


Experte en stratégie et création d’identité de marque, j’aide les entrepreneurs à structurer et déployer leur image pour qu’ils puissent monter en gamme et toucher leurs clients.
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