Il y a encore peu de temps, je pensais que pour « gagner plus », il fallait « travailler plus ». Que pour « réussir », il fallait faire partie de « la France qui se lève tôt »… et se couche tard ! Car, bien évidemment, l’argent ne dort jamais. Et comme on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, ça n’est qu’après le travail que viennent argent et repos alors, autant se tuer à la tâche, non ? Sauf que, j’ai découvert le slowpreneuriat… Et si la formule : réussite = temps de travail illimité était fausse ?

Le Slowpreneuriat commence avec un cas de conscience

J’ai lancé mon entreprise en 2016 avec une idée bien arrêtée sur la manière d’atteindre le succès. Pour moi, un entrepreneur était une personne qui devait se dédier corps et âme à son business. La réussite n’était envisageable qu’en travaillant minimum 24h par jour et les weekends, et dans la douleur bien sûre ! Quand aux vacances, 1 semaine dans l’année pas plus, mais jamais sans mon ordi… au cas où un client aurait besoin de moi dans la seconde.

Et puis, en 2017, je suis devenue maman.

Ahah ! Je vois ce que tu te dis :
– oh non ! Encore une mum-entrepreneure qui va nous bassiner avec le monde merveilleux de la maternité (#bisounours) et comment t’as raté ta vie si tu n’as pas mis au moins une fois les mains dans le caca.

Non, rassure-toi. Il n’y aura pas d’épanchements scatophiles dans cette article. Ni plus d’ailleurs que de discours anti-maternité.

Mon point est beaucoup plus concret : Avoir un enfant + gérer seule un business m’a simplement obligé à m’organiser pour continuer à faire tourner mon business.

Redéfinir sa propre réussite

Et pour commencer dans le slowpreneuriat, il faut mettre fin à certaines croyances.

Nous sommes conditionnés à croire que la réussite consiste à posséder des biens illimités. Ce type d’objectif est fait pour ne jamais être atteint puisqu’il est, par définition, « illimité ».

-« Je veux être riche ».

Ok. Mais c’est quoi être riche, pour toi ? Pour certains, c’est de gagner 100.000€/mois, d’autre 2.000€ suffiront. Chacun de nous a une définition différente du succès et de la richesse. A nous de trouver notre propre définition pour mettre en place des objectifs atteignables.

Mettre des mots concrets sur ma propre définition de la réussite, c’est à dire, me demander qu’est ce que je souhaite atteindre, m’a permis de mettre fin à des croyances asservissantes et d’offrir tout un tas de nouvelles perspectives atteignables.

Ma nouvelle formule du slowpreneuriat : Plus de Profit, Plus de Temps, Plus de Flexibilité

Ces 3 mots, je les ai noté la première fois sur la vitre de ma chambre lors d’un brainstorming en tête-à-tête avec mon fils d’un mois, allongé sur le lit, un peu circonspect je l’avoue (plus tard, je lui dirais de ne pas écrire sur les murs… allez comprendre !)

Ces 3 mots ont signé le début d’un pact avec moi-même. C’est une ligne de conduite ambitieuse qui vise à toucher les étoiles, tout en gardant les pieds sur terre.

Le tournant stratégique s’est opéré ce jour là en mettant des mots sur ma problématique :

Comment restructurer ma société pour qu’elle soit plus rentable et garantir une sécurité financière, travailler moins pour pouvoir passer du temps en famille tout en restant flexible, tant dans ma vie perso que pro ?

Je vais te présenter les quelques outils que j’ai mis en place pour répondre à cette problématique.

Je n’ai pas la prétention de dire que c’est LA marche à suivre. Chaque business est différent, et nous avons tous notre manière de procéder. Néanmoins, ces changements ayant eu un réel impact pour mon propre développement, je me devais de les partager. Il y a peut-être quelques idées qui pourront t’aider.

| MASTERCLASS : Comment passer de « je pars dans tous les sens » à « je travaille sereinement 20h / semaine »

La semaine idéale

Avec ma coach, qui m’a aidé à prendre ce virage, j’ai commencé par établir « Ma semaine idéale ».

Première résolution : plus de travail le week-end.

Deuxième résolution : 1 journée dans la semaine dédié à mes enfants… ou à moi si j’ai besoin d’une petite journée shopping / soin / déjeuner entre potes. Ben oui, il faut bien dépenser la section « more profit » ;-).

Troisième résolution : Définir un temps 100% dédié à mon travail. Et ca, ca a été imposé par les heures de gardes de mes enfants. En Allemagne (où j’habite) c’est de 9h à 15h.

Une fois que la zone de travail a été établie, j’ai réparti des blocs thématiques dans ce calendrier pour définir quoi faire à quel moment.

Voici l’exemple de « mes » semaines idéales, puisque j’ai réparti mon travail sur 2 semaines :

Semaines impaires
Semaines paires

Les avantages sont nombreux. Mettre en place un calendrier de semaine idéale m’a permis :

  1. d’avoir une visibilité claire de mon planning d’un jour sur l’autre et un moment défini pour chaque tâche pour plus me demander quoi faire, quand ?
  2. Le temps pour chaque tâche était limité, je ne m’égare plus sur Facebook et mon téléphone. Je suis devenue : SuperProductifWoman.
  3. J’ai fait le tri sur les actions du quotidien pour ne garder que l’essentiel de l’activité et concentrer tout mes efforts dessus. Avant, j’accordais peu de temps à mon propre marketing. Je le faisais à mes heures perdues, c’est à dire jamais. En ayant une place défini dans mon planning, je suis obligée de m’y coller !
  4. Rester flexible. Si pour XY raisons je dois modifier mon planning, j’ai juste à bouger les blocs !

Détacher mes revenus du temps de travail

Avant, j’établissais des devis hypers précis avec un taux horaire pour chaque ligne et le nombre d’heures estimées pour réaliser cette tâche.

Casse-tête et prise de tête à chaque nouvelle demande de devis. Je passais plus de temps à rédiger des devis qu’à produire ou chercher des clientes. Pour en convertir très très peu au final.

Il y a de quoi devenir dingue !

Bref, cette dictature ubuesque du taux horaire devait cesser.

Pour respecter mon moto : More profit, more time, more flexibility, j’ai décidé de détacher mes revenus du temps de travail passé. Je m’explique :

  1. J’ai donné à mes services, non pas la valeur du travail effectué, mais la valeur que mes clientes idéales donnaient aux solutions que je pouvais leur apporter.
  2. J’ai packagé mes offres. Le conseil personnalisé est un pilier de mon offre, attendu par mes clientes. Néanmoins, pour être en mesure de leur procurer un service de qualité à un prix plus abordable que les agences de marketing, j’ai cadré mon service en proposant de résoudre leur problématique en 6 séances de travail personnalisé. Et entre les séances, elles ont en plus accès à des cours et des exercices sous forme de modules pour leur permettre d’encadrer leur réflexions et optimiser nos rendez-vous personnalisés bi-mensuels.

Arrêter avec le perfectionnisme

Busy people gets things done.

En français : les personnes les plus occupées sont celles qui terminent les choses.

Désolée, ma traduction n’est pas terrible. Mais ce que j’ai compris derrière ce message, c’est qu’on peut retourner un problème dans tous les sens, se poser 3000 questions, passer des heures en brainstorming, peaufiner un dessin… ce qui fait la différence entre ceux qui « réussissent » et les autres est le passage à l’action.

Et ce que j’ai appris de cette leçon, c’est que ca n’est pas grave si ca n’est pas parfait ! Il viendra un temps pour peaufiner. C’est comme ca que j’en suis venue à pratiquer la Méthode Pomodoro : 25 minutes pour accomplir une tâche.

Cela m’oblige à ne pas m’attarder sur des détails inutiles et d’avancer dans ma TO DO list quotidienne. Et quelle satisfaction personnelle !!!

Prendre le temps

Planifier, organiser sa semaine, se donner des deadlines de 25 minutes … est certainement un excellent moyen pour gagner en productivité.

Néanmoins, il y a une limite à cela. Travailler dans un cadre peut parfois devenir aliénant.

C’est pourquoi il est, à mon sens, primordiale de s’accorder des moments de pause dans cette emploi du temps millimétré ou juste de se garder une flexibilité d’esprit pour faire sauter ce cadre de temps en temps pour rester créatif.

A chacun de trouver son bon équilibre !

Voilà ! Tu sais tout, ou presque tout sur la manière donc j’ai pu mettre développer une société lucrative sans avoir à sacrifier ma vie personnelle et ma santé.

Et toi ? Quelles sont tes méthodes pour optimiser ton temps de travail ? As-tu déjà mis en place les outils cités ci-dessus ? Répond dans les commentaires pour que l’on puisse partager nos experiences.

Si tu veux en savoir plus sur les méthodes qui m’ont aidé à travailler moins mais mieux pour les appliquer à votre activité, inscrit-toi au prochain Webinar.